Cinnamon désormais proposé par Fedora à la connexion

Récemment, en démarrant mon ordinateur, je découvre une nouvelle flèche en dessous du champ pour entrer le mot de passe à l’écran de connexion de Fedora : il s’agit d’un menu pour choisir le gestionnaire graphique utilisé. En plus de Gnome Shell (Gnome 3), Cinnamon est proposé comme alternative (j’avais entendu des rumeurs comme quoi les développeurs de Fedora envisageait de passer à Cinnamon). J’imagine que ce menu est apparu après une mise à jour, et cela est d’autant plus étonnant que, d’ordinaire, Fedora ne propose pas de changement majeur au cours du de la vie d’une version. Dans tous les cas cette nouvelle tombe à point nommé, comme je commençais à me lasser sérieusement de Gnome Shell (et même depuis longtemps).

Histoire de Cinnamon

Le gestionnaire de fenêtres Cinnamon est un fork de Gnome-Shell initié par les développeurs de Linux Mint, qui cherche proposer un compromis entre les fonctionnalités des versions 2 et 3 de Gnome (par exemple la barre en bas avec la liste des fenêtres a fait son retour). Comme cette dernière version il est basé sur GTK 3. Jusqu’à la version 1.8 (celle proposée par Fedora 19) Cinnamon dépend encore de Gnome, mais ce n’est plus le cas avec la version 2.0 qui vient de sortir.

Points positifs de Cinnamon

Contrairement à Gnome-Shell, Cinnamon est hautement configurable. Divers types d’extensions (widgets pour le bureau, pour les barres d’états et en général) sont très faciles à installer et à configurer; contrairement à Gnome 3 pour lequel il fallait passer par le site internet, et lancer le logiciel de configuration en ligne de commande.

L’ergonomie générale a été beaucoup mieux pensée. Par exemple le choix des fenêtres avec alt+tab fonctionne « normalement » (je rappelle que Gnome 3 l’a changé récemment et que c’est juste le bordel ; hélas les fenêtres ne se groupent pas par application), alt+f2 propose une complétion des commandes (comme c’était le cas avec Gnome 2). Le nombre de bureaux est fixe (sous Gnome-Shell ils se créaient dynamiquement, ce qui était utile quand on avait besoin de nombreux bureaux, mais dès que l’on ferme toutes les fenêtres d’un bureau le système passe en vue globale, et sur le dernier bureau). Le menu des préférences du système est bien plus complet mais encore un peu chaotique et avec un graphisme peu engageant, mais ce ne sera que temporaire.

Finalement Cinnamon est beaucoup plus stable que son homologue, même si quelques autres bugs demeurent (donc je pense que cela vient plutôt de GTK 3) et que de nouveaux sont apparus (mais pas autant gênants).

Conclusion

Autant dire que si Fedora, dernière grande distribution à proposer Gnome-Shell par défaut, abandonne ce dernier, je ne donne pas cher de sa peau. Je peux donc annoncer avec une joie à peine dissimulée que je peux enfin quitter Gnome !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *