Gnome 3 bientôt moins stable et convivial que Windows ?

Le mois dernier je me suis enfin décidé à mettre à jour mon système vers Fedora 19 ; parmi les nouveautés de cette dernière version, le passage à Gnome 3.8. Après une semaine d’utilisation j’en avais déjà marre tant les défauts étaient nombreux. J’avais déjà parlé dans un précédent billet de la mauvaise tournure que prenait Gnome, et la nouvelle version ne fait que confirmer mon pessimisme. Allez, commençons à râler.

Changements dans Gnome 3

  • Le pire changement de cette version concerne la manière dont les fenêtres sont parcourues avec « alt+tab » : avant la fenêtre activée par ce raccourci classait les fenêtres d’abord par bureau puis par récence à l’intérieur du bureau. Il était donc facile de déterminer quelle application allait être la suivante, et en organisant thématiquement les bureaux ont savait que un quel « alt+tab » allait emmener sur la fenêtre suivante du même bureau. Hélas maintenant les fenêtres ne sont plus triées par bureau, mais uniquement par récence. Donc même si on se place sur un bureau pour avoir le logiciel juste après, « alt+tab » va directement ramener au logiciel, qui se trouve en général sur un autre bureau.
  • Les raccourcis, entre autres de navigation entre les bureaux, ont été changés (e.g. « ctrl+alt+haut » = « super+page haut »), et même si les anciens fonctionnent encore, j’imagine que cela ne va pas durer (sans parler du fait qu’ils ont parfois été réassignés, et donc on ne sait pas forcément ce que va donner le raccourci).
  • Avec Gnome 3 la barre de statut a été divisée en deux parties : la barre de statut « primordiale » où se trouvent les icônes d’état des logiciels les plus « importants » (comme internet, le son…), tandis que toutes les autres icônes ont été reléguées dans la barre des messages système (notifications, etc.), auparavant accessible en plaçant la souris dans le coin en bas à droite (ce qui était pénible car un simple survol non-intentionnel l’activait facilement). Il était donc devenu beaucoup plus difficile d’accéder aux icônes (par exemple pour Amarok, Gnote, etc.), d’autant plus que les messages n’étaient pas regroupés (je crois que ce changement est apparu avec la 3.6) et qu’il fallait cliquer sur chaque message deux fois pour le supprimer et ainsi accéder aux icônes de logiciels (ce qui était vraiment fatiguant quand il y en avait cinquante). Il existe l’*extension topicons* pour changer de place les icônes mais elle ne donne un bon résultat que sur les écrans suffisamment grands. Depuis la version 3.8 la barre des messages n’est même plus accessible avec la souris, il faut utiliser le raccourci « super+m ».
  • Le lanceur d’application « alt+f2 » me semble beaucoup plus lent qu’avant pour l’autocomplétion.

Bugs dans Gnome 3

Et maintenant passons à la liste des nouveaux bugs que cette version nous apporte :

  • Le curseur de la souris disparait parfois (même s’il reste possible de cliquer en devinant sa présence à l’aide de la brillance activée par le survol) ;
  • Quand un programme se lance sa fenêtre est légèrement grisée, et en principe elle devient normale quand il a fini de charger. Cependant il peut arriver (surtout avec Kile) que la fenêtre reste grisée si le chargement de finit alors qu’on se trouve sur un autre bureau (heureusement il suffit d’ouvrir une fenêtre dans ce programme – par exemple la configuration – pour le réactualiser).
  • J’installe mes systèmes à l’aide d’un script bash qui s’occupe de la majeure partie de l’installation des logiciels et de la configuration (via gsettings). Hélas Gnome 3 n’apprécie pas toujours que l’on ne passe pas par l’interface graphique : par exemple j’ai désactivé le raccourci alternatif de changement de langue (en collision avec « aller dans le bureau en dessous »), mais il me le réactive à chaque redémarrage ; ou encore il est possible de changer les associations de fichiers en ligne de commande mais le menu « applications par défaut » n’est pas mis à jour (et j’ai beau avoir cherché partout, impossible de trouver la configuration associée).
  • En principe on peut relancer le shell en tapant « r »  dans le menu « alt+f2 » (ou avec gnome-shell -r), mais maintenant cela fait toujours planter la session.

Conclusion

En bref, Gnome 3 m’énerve. Beaucoup. (Et en lien pour finir, un billet qui résume pourquoi Gnome 3 est pourri.)

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